Les propos scandaleux de Nadine Morano, lors d’une réunion dans les Vosges sur l’identité nationale.
La question qui a été posée hier soir lors de ce débat présidé par Nadine Morano, notre secrétaire d’Etat à la famille, était la suivante « Être français, c’est quoi ? »
Le compte-rendu fait par la journaliste de Vosges Matin de ce jour ne laisse aucun doute sur l’orientation étriquée, réductrice et très opposée à certaines dérives de la religion islamique, qu’a pris ce débat. Nadine Morano y a stigmatisé le jeune français musulman en lui demandant d’ « aimer la France, de travailler, de ne pas parler verlan et de ne pas mettre sa casquette à l’envers… ! » Elle a aussi parlé de la burqa qui ne serait qu’un problème de sécurité : « on ne voit pas derrière »
L’article de Cécilia Cherrier de Vosges Matin :
« Qu’est-ce qu'être Français ? Vaste question qui mérite, aux yeux du ministre de l'immigration et de l'identité nationale Eric Besson, un vaste débat national. Hier, dans les Vosges, le premier d'entre eux a eu lieu à Charmes, avec une invitée de marque, la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano. A la tribune, l'entouraient le député Jean-Jacques Gaultier, le préfet des Vosges Dominique Sorain, Gilbert Didierjean, conseiller général du canton de Charmes et Gilbert Claudel, maire de Charmes,
Pour l'occasion, plus de 300 personnes avaient fait le déplacement. "// ne s'agit pas d'un meeting électoral", a senti utile de préciser Jean-Jacques Gaultier. Peut-être parce que l'on entendait monter les clameurs des manifestants à l'extérieur. Avec un discours aux accents très fermes, il a justifié la légitimité de ce débat. "Etre Français, c'est avoir le devoir de respecter la loi et les valeurs de la République", lance-t-il. Point de place pour la "burqa", cette tenue qui recouvre la femme de pied en cap. L'Histoire, la mémoire, les religions, le drapeau... ont émaillé son propos conclu par un très applaudi 'Vive la République et vive la France".
Puis, Nadine Morano a donné elle aussi sa définition du citoyen Français. Qui ne se définit pas seulement "par des papiers d'identité ou une fiche de salaire mais aussi l'amour de la France." Mais, un peu plus avant dans le débat, on entend une autre définition plus surprenante : "Ce que je veux d'un jeune français musulman, c'est qu'il aime la France, qu'il travaille, qu'il ne parle pas verlan et qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers". Si être Français, c'est respecter les lois et les valeurs de la République, il n'est écrit nulle part dans la Constitution qu'il faut aimer la France, ne pas parler verlan ou ne pas mettre sa casquette à l'envers.
Paraphrasant ensuite le président américain Kennedy, Nadine Morano demande à la salle : "Et vous, que faites-vous pour votre pays ?" Arnaud, jeune chômeur de 19 ans, venu de Bulgnévilie, qui "fait partie de cette jeunesse qui n'a plus rien", ne peut pas faire grand-chose hormis s'inquiéter de son futur.
Puis elle attaque un autre couplet sur la nécessaire régulation de l'immigration et la mise en place de règles strictes. Un instant auparavant elle lançait : "Ce n'est pas un débat sur l'immigration." Va comprendre Charles ! Enfin, elle en remet une couche sur la burqa : "C'est un problème de sécurité, on ne voit pas qui est derrière", ajoute-t-elle. A quand une nouvelle sorte de cambriolages avec des malfrats planqués sous des burqas ?
Puis trois grands témoins, merci M. le député, sont invités à venir éclairer notre lanterne.
Ahmed Bellal, représentant du culte musulman dans le département, confirme que les instances religieuses musulmanes déconseillent fortement la burqa. "Ce n'est pas que l'avis du gouvernement", ponctue Jean-Jacques Gaultier, C'est démontré. Deuxième témoin, un adjoint au maire de Neufchâteau, Guillaume Bertrand et enfin, Georges Dupré, président du Souvenir français, citant Clemenceau : "Quand la jeunesse refroidit, le monde claque des dents."
Petit cheveu sur la soupe quand, dans la salle, un conseiller régional Front national, prend la parole puis perd le fil de sa pensée entre polygamie et une citation de De Gaulle.
Soudain, on entend cette petite voix intérieure qui nous questionne sur ce qu'il va ressortir
concrètement de cette
soirée ? Et on a peur, là, de bien connaître la réponse. »
Nadine Morano prouve par cette vidéo qu’elle est nettement pour l’exclusion et le non-accueil des
immigrés, qu’elle lie aux problèmes rencontrés dans les quartiers « ghettoïsés », « pourris » où se pratiquent la polygamie, le trafic de drogue…où « on les a mis »,
alors qu’ils étaient « sans boulot et sans papier » …
Mardi 17 novembre
2009



